Pour créer un site vitrine, il vous faut cinq choses : un objectif clair, des contenus prêts (textes, photos, avis), un nom de domaine, les mentions légales obligatoires et un outil adapté à votre niveau technique. Avec un créateur de site moderne, la mise en ligne se compte en heures, pas en semaines. Ce guide détaille chaque étape, les pièges à éviter et le budget à prévoir, que vous soyez artisan, auto-entrepreneur, thérapeute ou commerçant.
En bref
- Un site vitrine présente votre activité, vos services et vos coordonnées. Il n’a pas vocation à vendre en ligne : son rôle est de vous faire contacter.
- Les mentions légales sont obligatoires, même pour un auto-entrepreneur. Leur absence peut coûter jusqu’à 75 000 € à une personne physique.
- Un nom de domaine en .fr coûte en moyenne autour de 12 € par an : ne le négligez pas, c’est votre adresse professionnelle.
- Votre fiche Google contient déjà l’essentiel du contenu : nom, horaires, adresse, photos, avis. Partir de là fait gagner un temps considérable.
- Un site n’est pas fini le jour de la mise en ligne : mises à jour et suivi de la fréquentation comptent autant que la création.
Table des matières
- Qu’est-ce qu’un site vitrine, et à qui sert-il ?
- Les étapes pour faire un site vitrine
- Combien coûte un site vitrine ?
- Auto-entrepreneur : faut-il un site vitrine ?
- Personnaliser un site vitrine sans se tromper
- Notre point de vue : partir de la fiche Google plutôt que de la page blanche
- Créer votre site vitrine à partir de votre fiche Google avec Okli
- Les erreurs fréquentes à éviter
- Votre checklist avant de publier
- Questions fréquentes
- Sources
Qu’est-ce qu’un site vitrine, et à qui sert-il ?
Un site vitrine est un site de présentation. Il répond à trois questions que se pose un client potentiel : qui êtes-vous, que proposez-vous, comment vous joindre ? Il compte souvent entre une et cinq pages : accueil, services, à propos, avis, contact. Il se distingue d’une boutique en ligne, qui encaisse des paiements, et d’un blog, qui publie régulièrement des articles.
Il s’adresse surtout à ceux dont les clients vous cherchent sur Google avant d’appeler : plombier, coiffeuse, ostéopathe, restaurateur, photographe, consultant, cabinet de conseil. Si votre activité repose sur le bouche-à-oreille, il sert aussi de preuve de sérieux : on vérifie votre existence avant de vous confier un chantier ou un rendez-vous.
Le besoin est largement reconnu. Selon l’étude Afnic, 99 % des TPE et PME françaises reconnaissent l’importance d’être présentes sur internet. Pourtant, la même étude indique que seules 70 % des entreprises interrogées disposent d’un site, soit 3 points de plus que l’année précédente. Autrement dit, près d’une petite entreprise sur trois n’a pas encore franchi le pas : avoir un site propre reste un vrai avantage.
Les étapes pour faire un site vitrine
1. Définir l’objectif avant l’outil
Notez en une phrase ce que le site doit produire : des appels, des demandes de devis, des prises de rendez-vous, des visites en boutique. Cet objectif décide de tout le reste. Un coiffeur voudra un bouton de réservation visible dès l’accueil. Un artisan du bâtiment mettra en avant un formulaire de devis et des réalisations. Un consultant privilégiera sa présentation et ses références.
Définissez aussi votre cible : particuliers de votre ville, entreprises de votre région, clients nationaux. Cela guide le vocabulaire, les zones d’intervention à mentionner et les photos à choisir.
2. Rassembler vos contenus
C’est l’étape que tout le monde sous-estime, et c’est elle qui fait la différence entre un site convaincant et un site vide. Préparez :
- une présentation courte de votre activité (3 à 5 phrases, sans jargon) ;
- la liste de vos services, avec une ligne d’explication chacun ;
- 5 à 10 photos de qualité : vous au travail, votre local, vos réalisations ;
- vos coordonnées exactes, identiques à celles de votre fiche Google ;
- vos horaires et votre zone d’intervention ;
- des avis clients, qui rassurent bien plus qu’un slogan.
Si vous avez une fiche Google Business Profile à jour, la moitié du travail est faite : elle regroupe déjà votre nom, votre adresse, vos horaires, vos photos et vos avis. C’est précisément le point de départ de la méthode décrite plus bas.
3. Choisir la façon de construire le site
Il existe, en gros, quatre voies :
| Voie | Pour qui | Points forts | Points d’attention |
|---|---|---|---|
| Agence ou freelance | Projets sur mesure, budget confortable | Design et conseil personnalisés | Coût élevé, délais, dépendance pour chaque modification |
| CMS à installer soi-même | Personnes à l’aise avec la technique | Très flexible | Hébergement, sécurité et mises à jour à gérer seul |
| Créateur de site en glisser-déposer | Débutants qui veulent maîtriser leur site | Rapide, modèles prêts à l’emploi | Beaucoup de choix à faire, page blanche à remplir |
| Génération automatique à partir de votre fiche Google | Indépendants et TPE déjà présents sur Google | Première version prête sans rien saisir | Il faut relire et affiner les textes générés |
Le bon choix dépend de votre temps et de votre aisance. Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, la quatrième voie est la plus directe : vous partez d’un site déjà rempli et vous le corrigez, au lieu de partir de zéro.
4. Réserver un nom de domaine
Votre adresse web est votre enseigne en ligne. Choisissez-la courte, facile à dicter au téléphone et proche du nom de votre activité. Pour une clientèle française, le .fr est un bon réflexe : 56 % des entreprises sondées par l’Afnic en 2024 l’ont choisi, contre une part de marché globale de 40 %.
Côté budget, le prix moyen d’un nom de domaine en .fr tourne autour de 12 € par an, alors que l’Afnic facture 5,07 € HT de droit d’enregistrement aux bureaux d’enregistrement. L’écart s’explique par les services associés (hébergement, protection, e-mails). Comparez donc ce qui est réellement inclus avant de payer. Vérifiez enfin que le nom n’est pas déjà utilisé par une activité voisine, pour ne pas vous attirer de confusion ni de litige.
Astuce : pensez aussi à l’adresse e-mail. Une adresse en prenom@votre-entreprise.fr inspire davantage confiance qu’une adresse gratuite générique.
5. Structurer les pages
Pour un site vitrine efficace, restez simple :
- Accueil : ce que vous faites, pour qui, où, et un bouton d’action (appeler, réserver, demander un devis).
- Services : une rubrique claire par prestation, avec si possible une fourchette de prix ou une indication de délai.
- À propos : votre parcours, vos valeurs, votre visage. Les clients choisissent d’abord une personne.
- Avis et réalisations : preuves concrètes, avant et après, témoignages.
- Contact : téléphone cliquable sur mobile, formulaire, adresse, plan, horaires.
Ajoutez une page de prise de rendez-vous si votre métier s’y prête. Chaque clic en moins entre le visiteur et le contact augmente vos chances d’être appelé.
6. Rédiger pour être compris et trouvé
Écrivez comme vous parleriez à un client en rendez-vous. Mentionnez votre métier et votre ville dans le titre de la page d’accueil (par exemple « Électricien à Nantes »), car c’est ce que vos clients tapent dans Google. Évitez les formules creuses (« passion », « excellence ») au profit de faits : années d’expérience, types de chantiers, délais d’intervention, zone couverte.
Pour les photos, préférez vos propres images à des banques d’images génériques. Elles prouvent que vous existez et que votre travail est réel.
7. Publier les mentions légales
C’est l’étape que l’on oublie, alors qu’elle est obligatoire. Un site professionnel doit afficher l’identité de l’éditeur, ses coordonnées, les informations sur l’hébergeur et, selon la forme juridique, un numéro d’immatriculation. Le détail est expliqué par La Fabrique du Net : identité de l’entreprise, adresse, téléphone, e-mail, numéro RCS ou équivalent.
Les sanctions sont réelles : jusqu’à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. Cela vaut aussi pour un auto-entrepreneur, qui est une personne physique. Si votre situation est particulière (profession réglementée, activité soumise à des mentions spécifiques), faites-la valider par votre ordre professionnel, votre chambre consulaire ou un juriste.
Ne confondez pas deux obligations distinctes : les mentions légales d’un côté, et la politique de confidentialité liée au RGPD de l’autre. Cette dernière encadre la collecte des données personnelles, par exemple celles saisies dans votre formulaire de contact. Vous avez besoin des deux. Le même document de l’Ordre des architectes rappelle que le RGPD impose de faire figurer certains éléments sur le site professionnel.

8. Tester, publier, mesurer
Avant de publier, vérifiez sur votre téléphone : texte lisible, boutons faciles à toucher, numéro cliquable. Demandez à un proche de trouver votre adresse et vos horaires en moins de dix secondes. Une fois en ligne, déclarez-le sur votre fiche Google (lien vers le site) et sur vos réseaux.
Puis suivez la fréquentation. L’Afnic relève que 59 % des TPE et PME ne suivent pas, ou très peu, la rentabilité du temps investi dans leur présence en ligne. Sans chiffres de visites ni de contacts, impossible de savoir quelle page fonctionne et laquelle doit être réécrite.
Combien coûte un site vitrine ?
La fourchette est très large. Un site réalisé par un professionnel (freelance ou agence) se facture généralement en centaines ou en milliers d’euros, selon le nombre de pages, la personnalisation et les textes. À l’inverse, un créateur de site en abonnement ramène le coût à quelques dizaines d’euros par mois, hébergement compris.
Pour comparer honnêtement, additionnez toujours :
- la création initiale (temps ou prestation) ;
- le nom de domaine (environ 12 € par an en .fr, voir plus haut) ;
- l’hébergement et les e-mails professionnels ;
- la maintenance et les mises à jour ;
- le coût des modules additionnels (avis, prise de rendez-vous, statistiques), qui s’ajoutent parfois sous forme d’applications payantes.
Ce dernier poste surprend souvent : un tarif d’appel affiché bas peut grimper une fois les options nécessaires ajoutées. Demandez donc ce qui est vraiment compris avant de vous engager.
Auto-entrepreneur : faut-il un site vitrine ?
Oui, dès que des clients peuvent vous chercher en ligne. Pour un auto-entrepreneur, le site remplit trois fonctions : crédibiliser l’activité, centraliser les informations (services, tarifs, zone) et réduire les échanges répétitifs au téléphone. Il remplace avantageusement une simple page de réseau social, que vous ne maîtrisez pas et que Google référence mal.
Quelques points propres à votre statut :
- affichez votre nom, votre numéro SIRET et vos coordonnées, comme l’exigent les mentions légales ;
- précisez clairement votre activité et votre zone d’intervention ;
- gardez un budget mesuré : tant que votre chiffre d’affaires est modeste, un outil tout-en-un à tarif mensuel fixe est plus prévisible qu’un devis ponctuel.
Personnaliser un site vitrine sans se tromper
Personnaliser ne veut pas dire tout changer. Concentrez-vous sur ce qui a un effet visible :
- Les textes : remplacez les formulations génériques par vos mots, vos chiffres, vos exemples. Relisez à voix haute.
- Les photos : une bonne image de vous ou de votre local vaut mieux que dix visuels anonymes.
- Les couleurs : reprenez celles de votre logo ou de votre enseigne. Deux couleurs suffisent, avec un contraste assez fort pour lire sur mobile.
- L’ordre des sections : placez en premier ce que vos clients cherchent d’abord (souvent le téléphone ou la prise de rendez-vous).
Ce que vous ne devez pas négliger : la sécurité et la maintenance. Toujours selon l’Afnic, seuls 41 % des TPE/PME effectuent des mises à jour de sécurité régulières, et près de 41 % ignorent si des mesures de sécurité sont actives sur leur site. Avec une solution hébergée et gérée, cette charge repose sur le fournisseur plutôt que sur vous : c’est un critère de choix à part entière.
Notre point de vue : partir de la fiche Google plutôt que de la page blanche
Nous voyons la même scène chaque semaine : un professionnel ouvre un créateur de site, découvre une page vide, doit choisir parmi des dizaines de modèles, puis abandonne au bout d’une heure. Le problème n’est pas l’outil, c’est le point de départ.
Or, la plupart des professionnels ont déjà fait le plus dur : leur fiche Google est remplie. Nom, adresse, horaires, catégorie d’activité, photos, avis clients : tout y est, et c’est public. C’est pourquoi nous avons construit Okli autour d’une idée simple : extraire ces informations pour générer une première version du site, que vous ajustez ensuite (textes, photos, couleurs) au lieu de tout écrire.

Deux choix découlent de cette conviction. Le premier : vous devez pouvoir voir votre site avant de vous engager, donc l’aperçu est possible sans créer de compte. Si le résultat ne vous plaît pas, vous n’avez rien perdu. Le second : les avis Google sont repris dans le site sans application supplémentaire ni configuration. Pour un site vitrine, ils sont la meilleure preuve sociale, et il serait absurde de devoir installer un widget à part pour les afficher.
Nous pensons enfin qu’un site vitrine doit rester un outil de travail et non un projet technique : hébergement, domaine personnalisé, e-mails professionnels et statistiques de fréquentation relèvent du même abonnement, pour que vous puissiez vous consacrer à votre métier.
— User
Créer votre site vitrine à partir de votre fiche Google avec Okli
Si vous avez une fiche Google, vous pouvez obtenir un aperçu de votre site sur Okli, sans compte à créer. Le site est généré à partir des informations publiques de la fiche, puis vous modifiez textes, photos et couleurs. L’offre comprend des modules de contact, la prise de rendez-vous, les avis Google intégrés, la gestion d’un domaine personnalisé, des e-mails professionnels, des statistiques de fréquentation et l’hébergement.
Les formules publiées sur le site sont les suivantes :
| Formule | Tarif |
|---|---|
| Essentiel | 0 € (paiement unique) |
| Pro | 19 € par mois |
| Premium | 39 € par mois |
Vous créez des sites pour vos propres clients (agence web, freelance, intégrateur) ? Une formule revendeur en marque blanche existe aussi : Starter à 49 € par mois, Growth à 89 € par mois et Scale à 149 € par mois. Pour toute question pratique, le centre d’aide répond aux cas courants.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Publier sans mentions légales : c’est la faute la plus coûteuse, et la plus simple à éviter.
- Des coordonnées différentes de celles de Google : un numéro ou des horaires incohérents entre votre site et votre fiche sèment le doute chez le client et chez Google.
- Un site illisible sur mobile : la majorité des recherches locales se font depuis un téléphone, testez donc toujours sur le vôtre.
- Des photos génériques : elles tuent la confiance. Préférez vos images, même simples.
- Aucun appel à l’action : chaque page doit dire quoi faire ensuite (appeler, réserver, écrire).
- L’abandon après la mise en ligne : mettez à jour vos horaires, vos services, vos photos, et regardez vos statistiques au moins une fois par mois.
Votre checklist avant de publier
- L’objectif du site tient en une phrase.
- Nom, adresse et téléphone sont identiques à ceux de votre fiche Google.
- Les services sont décrits avec vos mots.
- Les photos sont les vôtres.
- Les avis clients sont visibles.
- Un bouton de contact ou de rendez-vous apparaît dès l’accueil.
- Les mentions légales et la politique de confidentialité sont accessibles depuis chaque page.
- Le site s’affiche correctement sur téléphone.
- Votre domaine en .fr et votre e-mail professionnel sont en place.
- Vous savez où lire vos statistiques de visites.
Questions fréquentes
Quel est le prix pour créer un site vitrine ?
Il varie de quelques dizaines d’euros par mois avec un créateur de site à plusieurs milliers d’euros avec une agence. Comptez aussi le domaine (environ 12 € par an en .fr), l’hébergement et la maintenance. Chez Okli, les formules publiées vont de 0 € (Essentiel, paiement unique) à 19 € par mois (Pro) et 39 € par mois (Premium).
Faut-il des compétences techniques pour faire un site vitrine ?
Non, pas avec un outil moderne. L’essentiel du travail est rédactionnel : décrire vos services, choisir vos photos, vérifier vos coordonnées. Une génération automatique à partir de votre fiche Google vous évite de partir d’une page blanche.
Quelles mentions légales faut-il afficher ?
Votre identité (nom ou raison sociale), votre adresse, votre téléphone, votre e-mail, les coordonnées de l’hébergeur et, selon votre statut, votre numéro RCS ou équivalent. Les sanctions peuvent atteindre 75 000 € pour une personne physique. En cas de doute sur votre statut, rapprochez-vous de votre chambre consulaire ou d’un juriste.
Un auto-entrepreneur peut-il avoir un site vitrine ?
Oui, et c’est même recommandé pour être trouvé et paraître crédible. Il doit simplement respecter les mêmes obligations d’information que toute activité professionnelle : identité, coordonnées, hébergeur et politique de confidentialité si vous collectez des données.
Peut-on voir son site avant de s’inscrire ?
Avec Okli, oui : l’aperçu généré depuis votre fiche Google est accessible sans création de compte. Vous jugez le résultat avant de décider de personnaliser ou de publier.
Sources
- Étude Afnic Réussir avec le web 2024
- Afnic : pourquoi choisir le .fr
- Ordre des architectes : obligations à respecter sur son site internet
- La Fabrique du Net : mentions légales d’un site internet

